lundi 23 janvier 2017

C'est lundi, que lisez-vous? [131]



Aujourd'hui je vous retrouve avec mon rendez-vous hebdomadaire habituel "C'est lundi, que lisez-vous?". Initié par Mallou en France, c'est désormais Galleane qui s'occupe de l'organisation. Lors de ce rendez-vous, nous répondons à 3 questions: 
- Qu'avons-nous lu la semaine passée? 
- Que lisons-nous maintenant?
- Que lirez-vous par la suite? 
N'ayant pas fait cet article la semaine dernière, je reprendrais mes lectures des deux dernières semaines. 



Je suis assez contente de mes deux dernières semaines de lectures, puisque cela me fait une moyenne d'un roman par semaine. Ce qui est ma cadence habituelle. J'ai fini La bonne fortune d'Elisabth Wellington de Robin Lee Hatcher et même si cette romance historique était agréable à lire, elle ne restera pas dans les annales, voire elle sera très vite oubliée. J'ai par contre adoré In the after de Demetria Lunetta, un roman post-apocalyptique prenant et haletant qui n'est pas passé loin du coup de cœur


Côté ouvrages graphiques, j'ai pas mal lu également. Puisque j'ai lu, un album jeunesse, une BD et deux mangas. Plume est un ouvrage jeunesse dont je ressors un peu mitigée. Autant j'ai beaucoup aimé le texte qui parle de la quête d'identité d'une petite plume, autant le graphisme très contemporain n'aura pas sublimé l'histoire. Je vous en reparle très vite en chronique. J'ai lu également la gazette n°7 du château des étoiles: L'île des spectres volants de Alex Alice, et franchement c'est un grand plaisir de retrouver l'univers du Château des étoiles. Vivement la suite qui sort en février.  


Aussitôt sorti, aussitôt acheté, aussitôt lu. J'ai adoré comme à mon habitude Daytime Shooting Star tome 11 de Mika Yamamori. Me dire que le prochain est le clap final de la série me fait déjà pleurer d'avance. J'ai peur et en même temps, j'ai envie de savoir le fin mot de l'histoire. J'ai aussi beaucoup aimé Love, be loved. Leave, be left tome 3 de Io Sakasaki. C'est une série qui commence à prendre une place particulière dans mon cœur et que j'apprécie suivre. 


Je suis toujours dans A nous deux Manhattan de Judith Krantz, un roman que j'avoue n'avoir pas beaucoup avancé et qui est passé après mes autres lectures. Pourtant, il reste agréable à lire pour le moment. 



Je vais commencer aujourd'hui même, avec Elyza en LC, Inaccessibles le tome 1, La tour aux 1000 étages de Katharine McGee. Et cette semaine je pense me lire également Kushi tome 1 Le lac sacré, qui est la nouvelle série de Golo Zhao et Patrick Marty (que j'avais découvert avec La balade de Yaya). 

& Côté Blog/ Youtube/ Réseaux sociaux:

* Ma chronique de l'album jeunesse Les fantômes Zen qui est une jolie découverte. 
* Ma chronique de Prudence de Gail Carriger, une lecture vraiment sympa. 
* Ma vidéo de mes cadeaux de Noel et d'anniversaire est en ligne sur ma chaîne YT. 




Afin de vous remercier d'être aussi nombreux sur ma page Facebook de blog, j'ai lancé un concours qui vous permet de gagner un tome de Prudence. 







(Et si vous n'avez pas lu le protectorat de l'ombrelle, je vous offre le tome 1 en poche si vous gagnez Prudence). 
Le concours est en ligne jusqu'à mercredi soir. 




Bonne semaine de lectures
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dimanche 22 janvier 2017

Les fantômes Zen

Les fantômes Zen 

de 

John J Muth


  • Informations:


Auteur/ Illustrateur: John J Muth
Traduction: Pauline Tardieu- Collinet
Éditeur: Les éditions Feï
Genre: Album Jeunesse
Nombre de pages: 44 pages

  • Mon avis: 


Les fantômes Zen est un album jeunesse écrit et illustré par John J Muth. J'avais déjà eu l'occasion de découvrir un autre livre de l'auteur (La soupe aux cailloux de Fou, Shou et Lou) et il avait été un coup de cœur. J'étais donc très curieuse et impatiente de découvrir sa nouvelle oeuvre, publié en octobre chez Les éditions Feï. 

Une chose est sur, même si Les fantômes Zen n'est pas un coup de cœur, cet album jeunesse ne m'a vraiment pas laissé indifférente, au point que l'histoire m'a trotté dans la tête plusieurs jours après ma lecture. 


L'histoire des Fantômes Zen se déroule le soir d'Halloween. Le groupe d'enfants que nous suivons sont déguisés et voguent de maisons en maisons, recueillant des friandises. Après leur tournée, ils feront un crochet par le temple de leur ami, le pandas-moine qui leur comptera une petite histoire très particulière.

Vous l'aurez compris, Les fantômes Zen n'est pas pas particulièrement une histoire de fantôme et d'épouvante mais nous livre plutôt un petit conte philosophique. Cette histoire aurait pu me laisser emplie de frustrations si je n'avais pas lu la note de fin de l'auteur. En effet, cet album qui ouvre à la réflexion mais n'apporte pas de réponses. Et nous propose une fin très ouverte, qui laisse le choix aux lecteurs de se faire sa propre idée. Ce procédé est adapté d'un des 48 koans de la religion bouddhiste. Pour ceux qui l'ignore, (et c'était mon cas avant cette chronique), un koan est une brève anecdote évoqué entre un maître et son disciple, qui ne sollicitent pas de logique ordinaire. Il est utilisée dans certaines écoles bouddhistes.₁ Venant en opposition directe avec notre culture, Les fantômes zen nous offre une histoire très philosophique qui nous adonne à la réflexion, et qui interrogera les petits comme les grands. C'est très original dans la littérature jeunesse, et je crois que c'est la première fois que je lis ce type d'histoire dans ce genre littéraire. 



Et cette ouvrage ne serait pas un parfait apprentissage philosophique sans le magnifique dessin de John J Muth qui est tout en finesse et en poésie. Au travers d'un travail à l'encre et à la peinture à l'eau, l'auteur nous livre un travail d'une grande splendeur qui ne cessera jamais de ravir mes yeux. Le talent de John J Muth n'a aucunes limites et Les fantômes Zen nous le confirme encore une fois. 



En Bref, 

Les fantômes Zen est un album jeunesse d'une grande originalité car il fait le pari fou de parler philosophie avec les jeunes enfants. Au travers d'un dessin d'une grande beauté, ce conte philosophie fera réfléchir autant le plus jeune que leurs parents qui chercheront la réponse à cette énigme. J'ai énormément apprécié cette ouvrage et même si ce n'est pas un coup de cœur, il reste une lecture que je vous recommande chaudement. 

Source wikipédia

18/20

Une excellente lecture
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vendredi 13 janvier 2017

Prudence

Prudence 

de 

Gail Carriger



  • Informations: 


Auteur: Gail Carriger
Traducteur: Sylvie Denis (Etat-Unies)
Genre: Steampunk/ Fantastique/ Aventure
Série: Le protocole de la crème anglaise
Tome: 1
Format: Poche
Nombre de pages: 538 pages

  • Résumé:


Au nom de la reine, de l'Angleterre et de la parfaite théière.
Quand Prudence Alessandra Maccon Akeldama- Rue pour les intimes- hérite d'un dirigeable, elle fait ce que n'importe quelle jeune femme aurait fait dans des circonstances similaires, elle le baptise: La coccinelle à la crème. Et elle s'envole pour l'Inde. Là-bas, elle tombe au beau milieu d'un complot mené par des dissidents locaux, du kidnapping d'une femme de brigadier et d'une famille de loups-garous écossais qu'elle ne connait, hélas, que trop bien.
Devant tous ces dangers, Rue devra s'en remettre à sa bonne éducation et, bien sûr, à ses aptitudes surnaturelles pour s'en sortir...
Résumé éditeur

  • Mon avis:


Prudence est le premier tome de la toute dernière série de Gail Carriger. Cette dernière porte le doux nom "Le protocole de la crème anglaise", qui annonce fièrement un retour en force de son auteure. Il a été publié de manière inédite chez Le livre de poche, dans leur collection Orbit.

Le protocole de la crème anglaise est une série qui se situe dans le temps après la toute première série de l'auteur "Le protectorat de l'ombrelle", série qui est (je vous le rappelle) une de mes séries favorites. Comme j'avais pu le remarquer dans sa série "Le pensionnat de Mlle Géraldine", Gail Carriger intègre dans ce roman des personnages qui ont déjà fait une apparition dans ces précédents romans (souvent comme personnages secondaires). Avant de commencer cette série, j'avais donc déjà rencontré une bonne partie des protagonistes qui voguent à l'aventure dans ce livre.

Je vous mentirais si je vous disais que je n'avais pas quelques appréhensions en commençant cette lecture. Les avis anglophones étaient loin d'être dithyrambiques et à force j'avais peur que l'auteur n'arrive pas à se renouveler. Cependant j'avais tout faux car une fois encore Gail Carriger nous embarque dans une aventure haut en couleurs et qui dévoile aux lecteurs un pan inédit de son univers.

Quel plaisir de retrouver l'univers fantastique et steampunk si particulier mis en place par l'auteur. Loup-garous, vampires viennent s'intégrer à la société victorienne du 19ème siècle avec une hiérarchie et une mythologique très rodées que j'avais eu l'occasion de découvrir dans ces précédentes séries de Gail Carriger. Et pourtant l'auteur innove car elle nous entraîne dans un pays étranger (plus précisément en Inde) et nous fait découvrir de nouvelles choses sur sa mythologie fantastique. J'ai particulièrement apprécié ce côté là de l'histoire. J'ai également adoré retrouver les dirigeables, et toutes les inventions qui ajoutent une touche de steampunk au roman. C'est tout cet ensemble qui fait que je ne me lasse pas de retrouver la plume de l'auteur dans d'autres aventures. Et que j'y retourne, encore et encore

Et parlons un peu de l'aventure de ce livre, Prudence nous offre une aventure sous fond de thé. Au premier abord, notre héroïne va devoir partir négocier une commercialisation de thé pour l'Angleterre en Inde pour aider son père adoptif. Bien évidemment, ce qui paraissait assez simple au premier abord va se révéler bien plus compliqué. J'ai également apprécié l'intrigue mis en place même si les rebondissements ne m'ont pas forcément pris aux tripes, j'ai passé un bon moment à suivre les périphéries de Prudence et de ses amis.

Mais je trouve que ce qui fait que le charme de Prudence, c'est son humour décalé. Avec  son côté très british, ce livre comprend une bonne dose de second degré, où l’héroïne (tout comme un Alexia du Protectorat de l'ombrelle) évolue dans le monde selon les convenances et avec une tenue toujours très adéquate et saillante

En parlant de vêtements, si vous entamez cette lecture, sachez qu'il y aura de nombreuses descriptions de froufrous, de chapeaux et autres frivolités de la mode anglaise. Des descriptions en veux-tu en voila, et à certains moments j'ai même trouvé cela un peu lourd. C'est peut-être le seul point noir de ma lecture, mais qui ne me l'aura pas terni pour autant.

"Oh très chère jeune dame, je vous assure que cette température douce et même émolliente, comparée à la souffrance estivale que nous inflige ce pays barbare. Vous êtes chanceux ou dois-je dire que vous apportez la chance? Vous avez vraiment choisi le bon moment pour nous rendre visite, la mousson vient juste de se terminer. Les pluies que nous avons eues ce mois-ci ne sont que roupie de sansonnet, une version affadie de notre habituel..."
Rue cessa de l'écouter. La femme de l'ambassadeur faisait de toute évidence partie de ces personnes qui aiment entendre le son de leur propre voix. Elle semait les termes fleuris autour d'elle telle une poule incontinente déposant ses œufs.  Cela n'aurait pas été aussi horrible si sa voix n'avait pas été aussi désagréablement nasale. La banalité ne faisait qu'empirer les choses. Mme Godwit était vraiment ennuyeuse."
Extrait page 262 

Tout comme j'appréhendais la lecture de ce nouveau roman, j'appréhendais un peu la rencontre avec le personnage de Prudence. Notre héroïne souffre forcément de la comparaison avec un autre grand personnage de l'univers de Gail Carriger. On ne peux pas s'en empêcher en tant que lecteur, et fidèle de l'auteur. 
Au début de ma lecture, je n'ai pas éprouvé de sympathie pour Prudence. Elle était trop différente de ce que j'imaginais (J'avoue que son petit conflit familiale y a peut-être joué) Et puis petit à petit, j'ai appris à l'apprécier. J'ai énormément aimé sa particularité surnaturelle, qui ici aussi donne une touche de nouveauté. Cela la met dans des situations cocasses qui m'ont fait sourire à de nombreuses reprises. 

Du côté des personnages secondaires, j'ai apprécié retrouver certains que j'avais déjà croiser dans la série "Le protectorat de l'ombrelle". L'auteur tise de nombreux liens entre ces séries faisant évoluer tous les personnages dans le même univers. Les nombreux personnages qui accompagnent Prudence sont tous différents et c'est ce qui fait qu'on s'attache plus à l'un ou l'autre. Dans l'ensemble, je les ai trouvé sympathique.

L'auteur met bien évidemment en place une romance dans ce tome. Je ne sais pas si c'est voulu de l'auteur mais cette romance même si elle est présente ne vous ferait pas battre le cœur. Elle est même assez maladroite et je me suis demandée si elle était faite pour perdurer. Affaire à suivre. 

La plume de l'auteur est un vrai régale. Elle a une plume très cocasse avec de nombreuses métaphores toutes les plus loufoques les uns que les autres (comme vous pouvez le voir à l'extrait) L'humour est vraiment au rendez-vous de ce roman et c'est ce que j'ai apprécié.

En Bref,



Prudence pose les bases d'une nouvelle série prometteuse. Gail Carriger reprend tous les codes qu'elle a utilisé auparavant pour nous proposer quelques choses de nouveau, au plus grand plaisir des ces lecteurs. Alors bien sur Le protocole de la crème anglaise" n'est pas encore au niveau de sa série phare "Le protectorat de l'ombrelle" mais pour ma part je trouve que c'était un très bon tome d'introduction pour la suite. Prudence m'aura embarqué dans une aventure dépaysante et pleine d'humours au travers 500 pages de pur plaisir. Vivement la suite !  

15/20

Une très bonne lecture


Merci à la maison d'édition Le livre de poche pour la découverte de ce roman. 
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lundi 9 janvier 2017

C'est lundi, que lisez-vous [130]


Aujourd'hui je vous retrouve avec l'habituel rendez-vous, "C'est lundi, que lisez-vous" organisé par Galleane. N'ayant pas fait ce rendez-vous il reprendra mes lectures des deux dernières semaines. 



La semaine dernière même si je n'ai pas lu un livre complet, j'ai quand même terminé mes deux lectures en cours. Prudence de Gail Carriger n'a énormément plu, mais je n'en attendais pas moins de l'auteur. Au pays de l'Ailleurs de Taherah Mafi m'a aussi fait passé un très bon moment de lecture. 


J'ai également lu Les fantômes Zen de Jon J Muth. Et comme d'habitude, je me suis plongée dans un album jeunesse d'une grande beauté, qui est également très philosophique. La guerre des tétons tome 3: Mutation de Lili Sohn n'est pas un coup de cœur mais pas loin. Et même si indépendamment, je n'ai pas eu de coup de cœur, j'en ai vraiment eu un pour la série dans son ensemble. Un sujet très bien traité, plein d'humour et de justesse. 



J'ai commencé A nous deux, Manhattan de Judith Kranzt, une romance contemporaine qui se place près de grand héritière d'un empire de la presse. Pour le moment, c'est agréable mais j'attends d'avancer plus pour vous donner mon avis définitif. J'ai également commencé ce matin même La bonne fortune d'Elisabeth Wellington de Robin Lee Hatcher, en LC avec ma copine Elyza (du blog Les lectures enchantées d'Elyza). Ici encore j'attends d'avancer un peu plus pour vous donner mon avis. 



Si tout va bien et que j'arrive à tenir un bon rythme de lecture, je devrais commencer In the After de Demitria Lunetta en LC avec ma copine Le chat du Cheshire. J'espère également me caser Plume, un petit album jeunesse des éditions Feï. 

& Côté Blog: 


Bonne semaine de lectures. 

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vendredi 6 janvier 2017

Eros Automaton

Eros Automaton 

de 
Clémence Godefroy



  • Informations: 


Auteur: Clémence Godefroy
Éditeur: Editions du Chat noir
Genre: Steampunk
Format: One-Shot
Nombre de pages: 282 pages

  • Résumé: 


Quand le Palais des Expositions de Parisore accueille le Salon Galien d'Automatie, c'est toute la capitale qui vit à l'heure des automates quitte à chambouler quelques destins au passage. 
Un attentat en plein concours de modélisation met l'inspecteur Balthazar Bouquet sur la piste d'une mystérieuse organisation pro-humaine alors même que sa sœur Adélaïde devient une célébrité dans le monde de l'automatie. Quand à Agathe Lepique, couturière timide et amie de toujours des Bouquet, elle voit sa vie transformée lorsqu'elle est embauchée dans l'atelier d'Edgar Weyland, un ingénieur de génie aussi énigmatique que séduisant. Son projet:  créer la femme parfaite pour jouer le premier rôle dans un opéra romantique...
Des salles de bal étincelantes aux bas-fonds de la ville, Balthazar et Agathe vont découvrir à leurs dépens que l'amour, la vengeance et la haine ne sont pas réservés qu'aux êtres de chair et de sang. 
Résumé éditeur

  • Mon avis: 

Eros Automaton est un one-shot écrit par Clémence Godefroy et publié chez Les éditions du Chat noir. Ce livre avait à mes yeux tous les atouts pour que cette lecture soit un coup de cœur: 19ème siècle, éléments steampunk et un soupçon de romance, le tout accompagné d'une petite intrigue policière. Cependant, malgré toutes les promesses de ce livre, et une montée en puissance évidente, mon avis sur ce livre aura redescendu comme un soufflé.

Dans ce roman, nous sommes à Parisore (un Paris fictif du 19ème siècle) en pleine exposition universelle. Agathe Lepique accompagne son amie Adélaïde à un concours de modélisme d'automate auquel elle participe, lorsqu'un attentat a lieu. Balthazar Bouquet, le frère d'Adélaïde est chargé de découvrir qui en veut au monde de l'automatie, et qui a orchestré cet événement lugubre. Parallèlement à cela, suite à sa participation au concours, Adélaïde (et Agathe par association) se voir propulser dans le cercle très fermé des inventeurs d'automates. Agathe fera alors une rencontre qui changera sa vie de tout au tout.

Eros Automaton m'a embarqué dans un univers steampunk comme je les aime tant. Les automates sont présents parmi les humais, et s’intègrent à la société en prenant de plus en plus de places (serviteurs, gouvernants ou encore chanteurs d'opéra...) C'est un univers où la mécanique, les rouages et la technologie est plus avancée qu'ils ne l'auraient dû. Ce monde vient directement en opposition avec les mœurs et les coutumes rétrogrades de la société du 19ème siècle.
Au sein d'Eros Automaton, Clémence Godefroy aborde comme dans beaucoup de grand classique de science-fiction (et de romans steampunk par association) la grande question du "Et si la machine remplaçait l'homme?". Une question souvent soulevée dans ce genre et qui est très bien traité sous la plume de l'auteur.
Comme à mon habitude avec les romans de ce genre littéraire, je me suis régalée avec l'univers proposé par Clémence Godefroy qui ne dénote aucunes erreurs. 

Mais l'univers n'est pas la seule chose intéressante de ce roman. Eros automaton nous propose une double intrigue qui tiendra en alerte le lecteur tout au long de sa lecture et mettra à mal ses émotions. La première est bien évidemment l'enquête policière et tout ce qui est relatif au complot qui vise le monde de l'automatie. Et c'est Balthazar, le frère d'Adélaïde et le policier qui va essayer de démêler ce paquet de nœuds. Complots politiques, scandales, et bien d'autres choses encore, l'auteur utilise plusieurs ficelles pour amener son lecteur à la conclusion finale qui pourrait en surprendre plus d'un. La seconde intrigue est plus centrée sur Agathe. Au cours d'une soirée dans le cercle des inventeurs, elle va faire la connaissance d'Edgar Weyland, un ingénieur de génie qui va l'engager en tant que couturière pour réaliser une partie du costume d'un automate, qu'il est en train de fabriquer. Cette intrigue secondaire prend donc le chemin de la romance où on y découvre un personnage très énigmatique. Elle m'a également plu et à titiller à de nombreuses reprises ma curiosité. Edgar Weyland est un personnage très difficile à cerner que se soit pour l’héroïne ou pour le lecteur. On se demande un peu à quelle sauce on va être mangé. J'apprécie quand un auteur arrive à autant attiser la curiosité sur un personnage ou une relation qui commence à se développer. 

Une des nombreuses forces de ce roman est le traitement des personnages et de leurs caractères. Agathe est une héroïnes que j'ai d'emblée adoré. Franche, travailleuse, la jeune femme est surtout bloquée dans une position sociale dont elle ne peux pas sortir à cause de ses parents et de l'impact de sa religion dans sa vie. Agathe incarne le schéma de la jeune femme qui cherche à s'émanciper dans une société qui ne lui permet pas. Et rien que cela, j'ai beaucoup aimé. Les personnages secondaires m'ont également beaucoup plu. Adélaïde est spontanée et à grandit au sein d'une famille ouverte, en avance sur son temps. Balthazar incarne le héros droit et réfléchit. J'ai bien sur eu beaucoup de sympathie pour eux deux.

J'ai apprécié la relation amoureuse que va développer Adélaïde. Finalement la romance s'intègre par petit touche dans ce roman, même s'elle n'en ai pas l'unique trame principale. Que ce soit au travers les personnages, ou encore dans les lectures que lit Agathe, elle est belle et bien présente. (L'auteur cite du Julia Quinn est rien que pour cela, j'ai eu un petit sourire sur le visage. Je sais, il me suffit de peu de choses). Cette seconde romance apporte un touche de légèreté au roman, touche que j'ai beaucoup apprécié.

En lisant cette chronique, vous vous direz "Non mais attends, pourquoi tu n'as pas eu de coup de cœur avec tout ce que tu nous dis dans ton article?" Chers lecteurs, j'en suis la première étonnée car de tout mon cœur, j'avais envie d'adorer cette lecture. Et j'ai bien cru que se serait le cas jusqu'au trois-quart du livre. Et puis la fin est arrivée. Dans les cinquante dernières pages, Clémence Godefroy nous fait révélations sur révélations. Elle conclue son intrigue policière, et même si l'ensemble se tient bien et est cohérent, le tout est fait de manière trop précipité pour que je puisse réellement l'apprécier. J'ai du relire deux fois ce passage, en me disant "Attends, attends, mais qu'est ce qui s'est passé du coup?". Il me manquait une vingtaine de pages pour approfondir cette révélation.

Mais si la fin était juste trop rapide, ma lecture serait resté excellente. Sauf que, le soucis majeur arrive avec la seconde révélation. Sans trop vous en parlez, elle ne m'a pas paru entièrement crédible. Non pas que l'idée était mauvaise, elle était même très originale. Mais ce qui m'a dérangé, c'est le choix final de l’héroïne, qui m'a paru en opposition totale avec les valeurs qu'elle prônait tout au long du livre... Et d'une certaine façon, cela a terni l'ensemble de ma lecture. Car j'ai fini par une note en demi-teinte. 

Cependant, Clémence Godefroy a vraiment une plume agréable et malgré le petit bémol de la fin, j'ai apprécié l'univers et les idées mis en place. 

En Bref, 


Eros Automaton signe un roman steampunk bourré d'idées, à l'univers ô combien intéressant. Il propose une double intrigue agréable avec des personnages bien traités. J'ai passé un bon moment en leurs compagnies. Mais sa fin m'aura légèrement fait revaloriser mon avis sur l'ensemble de ma lecture. Malgré cela, Eros Automaton reste une lecture que j'ai apprécié et que je ne regrette pas d'avoir découverte. 

13/20
Une lecture sympathique


Lu en lecture commune avec Elyza
Retrouvez sa chronique

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mardi 3 janvier 2017

En 2017, je prends des bonnes résolutions...


Chaque année, sur le blog, je réalise un article pour marquer la nouvelle année. Premièrement pour vous souhaitez une bonne année, mais également pour vous présentez mes résolutions livresques, résolutions qui généralement passent à la trappe dès le 1er février. Mais si on ne peux pas se motiver le 1er janvier, quand est ce que nous pouvons?

Cette année, j'ai séparé mes résolutions en deux types de catégories: les premières sont classées dans la case lecture et les secondes sont en lien avec le blog. Et si vous voulez m'encourager à coup de bannières de motivation et de danses de pom-poms. N'hésitez pas, j'ai mis la barre un peu haute. 


J'ai donc comme vous pouvez le voir avec mon petit graphisme, 5 résolutions livresques:

1- Objectif suprême de mon année 2017: Descendre ma PAL à 250 livres, voir à 200 (on peut rêver?). Ma PAL est actuellement composée de 324 livres. Ce qui est quand même une petite somme. Le but est de lire plus mais surtout de lire plus que j'achète un peu moins. Ce qui pour le moment n'est clairement pas le cas...

2- Lire un BD ou un mangas par semaine
Dans cette PAL, j'ai au moins une 30aine de livres graphiques (BD, Mangas et albums jeunesses tout genre confondu). Déjà évoqué en 2016 et un peu laissé à l'oubliette, j'aimerais lire et vous présentez une fois par semaine l'un de ces ouvrages. Déjà parce que c'est un genre littéraire qui me tient à cœur et dont on ne parle pas assez, mais surtout car j'adore ça! 

3- Reprendre une liste de ma PAL poussière et en lire 10 titres
La PAL poussière, qu'est ce que c'est? C'est simplement ces livres qui ont rejoint ma PAL en 2012 à l'ouverture du blog, donc qui y sont depuis 5 ans... Rien que de voir leur nombre j'en suffoque déjà. J'ai déjà fait du tri dans cette PAL, pour ceux qui ne me donne vraiment plus envie (Et oui, les goûts cela évolue). Mais il m'en reste et ce serait dommage de mourir sans les avoir lu! 

4- Lire 10 romans Steampunk
J'ai actuellement une petite quinzaine de romans de ce genre là dans ma PAL et j'aimerais beaucoup en lire plus souvent. Vous allez vous dire, mais c'était déjà le cas en 2016 et tu ne l'as pas fait! Oui, mais je ne perds pas espoir de me motiver pour 2017. 

5- Lire 10 romances historiques
Encore un genre que j'aimerais voir plus représenter sur le blog et je vous le dis en 2017 il le sera! Déjà car je veux mettre en lumière une série d'article sur le genre mais également car j'ai quand même lu 7 romances historiques en 2016. Je pense que se sera ma résolution ma plus simple. 


Pour le blog, il n'y aura que trois résolutions mais franchement elles sont déjà énormes et j'espère les tenir pour vous. 

1- Une lecture= Une chronique
La première et non des moindres est de chroniquer un livre chaque fois que lis un roman ou une BD. Vous l'avez peut-être vu via mon "C'est lundi". Tous les romans que je lis n'ont pas forcément été chroniquer. Déjà par manque de temps, mais surtout pas procrastination aigue. C'est vraiment mon deuxième objectif suprême de l'année. 

2- Changer le blog de plateforme
J'ai envie de changement, j'ai envie de nouveauté et blogspot ne m'apporte pas forcément cela. Déjà car mon manque de connaissance via ce site m'handicape mais aussi à cause de ces nombreux bugs au cours de l'année 2016, qui m'ont fait dresser les poils sur les bras plus d'une fois. 

3- Reprendre la chaîne Youtube.
Quoi tu as une chaîne Youtube? Oui, oui, vous pouvez dire cette phrase tellement ma chaîne est à l'abandon. Cependant deux nouvelles vidéos sont en préparation du coup j'espère pouvoir les mettre en ligne. Il y aura des bugs, des répétitions à foison dans mes phrases. Mais si on n'essaie pas et si on ne se trompe pas, on ne peut pas réussir. 

Et vous, vous avez des bonnes résolutions? 
L'ancre littéraire

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lundi 26 décembre 2016

C'est lundi, que lisez-vous [129]


Bonjour, aujourd'hui je vous reviens pour le dernier "C'est lundi, que lisez-vous" de l'année. C'est un rendez-vous hebdomadaire qui est organisé en France par Galleane. Il permet de faire un point sur nos lectures au travers de trois questions:

- Qu'avez-vous lu la semaine passée?
- Que lisez-vous? 
- Que lirez-vous ensuite? 



Malgré le fait que je n'ai terminé qu'une seule lecture, j'ai pas mal lu comparé aux deux semaines précédentes. J'ai fini Eros Automaton de Clémence Godefroy, que j'ai lu avec Elyza. Ce fut une lecture sympathique mais dont la fin a un peu plombé l'ensemble général du livre. Je vous en reparle prochainement dans une chronique. 



Je suis toujours en train de lire Au pays de l'Ailleurs de Taherah Mafi, que j'ai mis un peu de côté car j'étais dans une fièvre steampunk. C'est une lecture que j'aime beaucoup malgré tous les avis très négatifs. Je lis également Prudence de Gail Carriger, le tome 1 de la série Le protocole de la crème anglaise. Un livre qui est clairement un fan-service, écrit pour le public de l'auteur. Pour ma part, cela fonctionne à merveille et j'apprécie cette lecture. Je vous en reparlerais plus dans une chronique également. 



 Je continue mon marathon de SP et je pense jeter mon dévolu sur A nous deux Manhattan de Judith Krantz qui traîne depuis un petit moment dans ma PAL. Je pense faire une pause graphisme avec Les fantômes Zen de Jon J Muth. J'avais beaucoup aimé La soupe aux cailloux. 

& Côté Blog: 


Le blog a repris un peu d'activité avec ma chronique coup de cœur de La où elle repose de Kimberley McCreight



Bonne semaine de lectures à vous tous. 
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